Un an après l’IATF organisée à Alger, le débat économique se déplace du montant annoncé vers le suivi concret des accords. Les 48,3 milliards de dollars d’engagements commerciaux et d’investissement cités autour de la foire restent un signal fort pour le commerce intra-africain, mais l’enjeu central est désormais leur transformation en contrats exécutés, livraisons, financements et projets réellement engagés.
Selon les chiffres relayés par Webmanagercenter, à partir de données Afreximbank et APS, l’IATF d’Alger avait abouti à 48,3 milliards de dollars d’accords. Les opérateurs algériens représenteraient 11,4 milliards de dollars, auxquels s’ajoutaient 11,6 milliards de dollars d’opportunités ou d’engagements supplémentaires mentionnés pour l’Algérie.
Ces montants ne doivent pas être lus comme des exportations déjà réalisées. Ils couvrent des accords, projets, intentions commerciales, facilités de financement ou investissements dont la mise en œuvre dépend souvent de délais contractuels, de financements, de logistique et d’autorisations.
Le vrai indicateur : le taux d’exécution
Pour l’Algérie, l’intérêt économique est clair : si une part importante des accords se concrétise, l’événement peut soutenir les exportations hors hydrocarbures, renforcer les liens avec les marchés africains et donner davantage de visibilité aux entreprises algériennes dans la Zone de libre-échange continentale africaine.

Mais à ce stade, aucun taux consolidé d’exécution de l’IATF 2025 n’a été publié publiquement. C’est ce suivi qui permettra de distinguer l’effet d’annonce du résultat économique mesurable : marchandises livrées, paiements réalisés, investissements lancés, lignes de crédit débloquées et partenariats maintenus dans la durée.
Un potentiel important pour les entreprises algériennes
Le sujet reste constructif : l’IATF a placé Alger au centre d’une dynamique africaine utile, dans un contexte où le commerce intra-africain demeure encore limité par rapport au commerce global du continent. Selon les données citées, les échanges intra-africains représentaient environ 220,3 milliards de dollars en 2024, soit 14,4 % du commerce total africain.
Pour les PME, industriels, logisticiens, banques, assureurs et exportateurs, le suivi des accords devient donc un enjeu de méthode : identifier les marchés réellement accessibles, sécuriser les paiements, maîtriser les délais et transformer les contacts de salon en contrats opérationnels.
À suivre dans les prochains mois
La prochaine étape consistera à publier des données de réalisation : part des accords exécutés, secteurs concernés, pays partenaires, volumes exportés et financements réellement débloqués. C’est sur cette base que l’IATF d’Alger pourra être évaluée comme un levier durable de commerce africain, au-delà du succès institutionnel de l’événement.
Sources : Webmanagercenter, 6 septembre 2026 ; Afreximbank ; Algérie Presse Service.
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