À Béjaïa, le prix du poulet vivant à la sortie des élevages a commencé à se détendre après les sommets de septembre, selon un relevé publié le 5 octobre par Maghreb Émergent. Pour les familles qui suivent leur budget alimentaire entre l’Algérie et la France, le signal est utile, mais il faut le lire avec prudence : un prix de gros n’est pas celui payé à la caisse et la baisse n’est pas encore acquise dans la durée. Voici les repères concrets à retenir, sans promettre un retour immédiat aux anciens tarifs.
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Ce que dit le relevé, et ce qu’il ne dit pas
Le média économique rapporte des prix de 330 à 355 dinars algériens le kilogramme pour le poulet vivant au niveau des poulaillers, selon la région et le calibre. Il compare cette fourchette aux 400 à 420 dinars observés en gros dans la seconde moitié de septembre. Il s’agit de données de marché rapportées par le média, et non d’un tarif officiel valable partout en Algérie. Le même article mentionne un éleveur de Béni Maouche, dans la wilaya de Béjaïa, qui juge le niveau actuel plus équilibré pour l’activité, tout en attirant l’attention sur le coût des poussins.
Cette nuance est déterminante pour le pouvoir d’achat. Entre l’exploitation et le panier du ménage s’ajoutent le transport, les pertes, la préparation et la marge commerciale. Le prix d’un poulet vivant en gros ne permet donc pas de déduire mécaniquement le prix du poulet préparé chez le boucher. Pour comparer correctement, il faut noter la date, le lieu, le type de produit et le prix au kilo sur les étals que l’on fréquente réellement.
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➜ Étudier mes assurancesÀ Béjaïa, le coût du poussin reste un point de vigilance
L’éleveur interrogé par Maghreb Émergent situe le coût d’un poussin de bonne qualité autour de 160 à 170 dinars l’unité, contre environ 60 dinars au printemps et au début de l’été. Il s’agit de son témoignage local, pas d’une moyenne nationale. Pour les producteurs, un approvisionnement plus cher peut réduire l’effet d’une amélioration de l’offre sur les prix futurs. La filière doit aussi couvrir l’alimentation, l’énergie, la santé animale et l’entretien des bâtiments. En conséquence, quelques jours de détente ne suffisent pas à prévoir les tarifs des prochaines semaines.
Un second signal vient de la profession : El Khabar rapporte que la Fédération nationale des aviculteurs a appelé les acteurs de la filière à réduire, dans la mesure du possible, les coûts des intrants ainsi que les prix de la viande blanche et des œufs. Cet appel est une prise de position de la Fédération ; il ne constitue ni une baisse de prix annoncée dans tous les marchés ni un engagement chiffré des commerçants. Les deux publications documentent des aspects différents : un relevé local et un appel professionnel.
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➜ Demander un devis nettoyageTrois réflexes simples pour le budget familial
Premier réflexe : comparer un même produit au kilo dans deux ou trois points de vente proches, le même jour si possible. Un poulet vivant, un poulet vidé et des morceaux préparés n’ont pas le même coût ni le même rendement une fois cuisinés. Deuxième réflexe : prévoir le repas avant l’achat. Une quantité adaptée au nombre de convives et une utilisation des restes peuvent compter davantage qu’une variation de quelques dinars sur une étiquette. Troisième réflexe : conserver un repère écrit d’une semaine à l’autre, sans transformer un prix observé dans une commune en tendance pour tout le pays.
Pour les familles de la diaspora qui aident des proches en Algérie, le plus utile est souvent de demander le prix réellement payé dans leur quartier et de distinguer l’aide régulière des achats exceptionnels. Convertir immédiatement un tarif local en euros peut donner une idée de la somme transférée, mais ne renseigne pas à lui seul sur le pouvoir d’achat du foyer sur place. Les habitudes alimentaires, les revenus et les frais de déplacement comptent aussi.
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L’enjeu n’est pas d’opposer consommateurs et éleveurs. Une filière durable a besoin de prix accessibles pour les ménages, mais aussi de coûts de production maîtrisés, de logistique et de débouchés stables pour les producteurs. À Béjaïa comme ailleurs, les initiatives de proximité qui facilitent l’information sur les prix, l’organisation des achats ou l’entretien des élevages peuvent rendre le marché plus lisible. Les savoir-faire des agriculteurs, des commerçants et de la diaspora peuvent se compléter, sans supposer qu’une solution unique s’applique à toutes les wilayas.
Au 6 octobre 2026, la conclusion responsable reste mesurée : le prix de gros du poulet vivant s’est détendu dans les observations citées, mais l’évolution du prix de détail et celle des prochains mois restent à vérifier. Avant de revoir son budget, mieux vaut regarder les tarifs locaux actualisés et garder une marge pour les autres dépenses essentielles.
Sources
- Maghreb Émergent, « Prix du poulet en Algérie : une légère baisse après les records de septembre », publié le 5 octobre 2026, témoignage à Béni Maouche et prix relevés à la sortie des élevages.
- El Khabar, « La Fédération nationale des aviculteurs appelle à une baisse des prix », consulté le 6 octobre 2026, sur l’appel de la profession.
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