À Marsa Ben M’hidi, dans la wilaya de Tlemcen, le chantier d’une usine de dessalement d’eau de mer est toujours en cours. Lors d’une visite effectuée le 24 octobre 2026, Sonatrach a confirmé une capacité prévue de 300 000 m³ d’eau par jour et un objectif d’alimentation d’environ trois millions d’habitants dans les wilayas de Tlemcen, Sidi Bel Abbès et Saïda. Il s’agit d’une capacité prévue, pas d’une production déjà disponible.

Un chantier côtier qui concerne trois wilayas
Le site se trouve dans la zone d’Aïn Adjroud, sur la plage de Bider, commune de Marsa Ben M’hidi. Selon le communiqué publié par Sonatrach le 25 octobre, son président-directeur général s’y est rendu la veille avec des représentants de l’entreprise algérienne de dessalement ADC et du groupe Cosider, chargé de la réalisation. La visite portait sur l’avancement des travaux et le respect du calendrier contractuel.
Le groupe décrit une progression conforme à l’échéancier envisagé, sans publier dans ce communiqué de pourcentage d’avancement ni de date précise de mise en service. Il a demandé une meilleure coordination des intervenants et une organisation du chantier en trois équipes successives. Cette mobilisation indique une volonté d’accélérer les travaux ; elle ne permet pas, à elle seule, de conclure que l’usine démarrera à une date donnée.
Ce que représente la capacité annoncée
Une capacité nominale de 300 000 m³ par jour représente la quantité maximale d’eau que l’installation est conçue pour produire dans les conditions prévues. Elle ne correspond ni à un volume effectivement livré aujourd’hui, ni à une garantie de distribution quotidienne pour chaque foyer. La production réelle dépendra de la mise en service, de l’exploitation, des réseaux d’acheminement et de la maintenance.
Sonatrach indique que l’infrastructure doit contribuer à l’approvisionnement en eau potable d’environ trois millions de personnes dans trois wilayas. Rapportée mécaniquement à cette population, la capacité annoncée équivaut à 100 litres par personne et par jour. Ce calcul est seulement un ordre de grandeur théorique : il ne décrit pas une allocation individuelle et ne tient compte ni des pertes dans les réseaux, ni des autres usages de l’eau, ni des variations de production.
Pourquoi ce projet compte pour l’activité locale
L’eau est une condition de base pour les ménages, les commerces, les établissements de santé et les entreprises. Pour les entrepreneurs de l’ouest algérien, une infrastructure supplémentaire peut, à terme, contribuer à rendre l’approvisionnement moins dépendant des seules ressources existantes. Il serait toutefois prématuré d’en déduire dès maintenant une amélioration mesurable pour une ville ou une activité précise : le communiqué ne détaille ni la répartition future des volumes, ni les raccordements, ni les tarifs.
Le chantier mobilise aussi plusieurs métiers industriels : travaux, équipements, exploitation et maintenance. Là encore, Sonatrach ne chiffre dans ce document ni les emplois créés ni les commandes locales. Les entreprises intéressées doivent donc s’appuyer sur les appels d’offres et annonces officiels, et non sur une estimation non vérifiée de retombées économiques.
Les prochains éléments à surveiller
Pour suivre le projet de façon utile, trois informations seront décisives : une date officielle de mise en service, le volume réellement produit après démarrage et les modalités de distribution vers Tlemcen, Sidi Bel Abbès et Saïda. Une annonce de capacité ne remplace pas ces données d’exploitation. Entre2rives actualisera ce sujet lorsque les acteurs du projet publieront des éléments vérifiables.
Pour les entrepreneurs de la diaspora qui envisagent une activité dans la région, ce chantier rappelle l’importance de vérifier les infrastructures et les conditions concrètes d’implantation auprès des organismes compétents. La Boîte à outils de Samuel rassemble des ressources pratiques pour préparer ses démarches entre la France et l’Algérie.
Source factuelle : Sonatrach, communiqué daté du 24 octobre 2026, publié le 25 octobre 2026. Les calculs d’ordre de grandeur sont ceux d’Entre2rives à partir des deux chiffres communiqués par Sonatrach.
#AlgérieÉco #Tlemcen #Dessalement #Eau #ÉconomieAlgérienne

