L’ouverture annoncée du centre commercial « AZ Mall Grand Mosta » à Mostaganem, portée par un investissement dépassant 8 milliards de dinars selon l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), offre un signal intéressant pour lire l’économie algérienne de cette fin juillet 2026 : les services, le commerce structuré et les loisirs deviennent des leviers de développement local, au-delà des seuls grands équilibres macroéconomiques.
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Un projet privé à forte visibilité régionale
D’après les éléments publiés par la presse économique algérienne à partir du communiqué de l’AAPI, le complexe s’étend sur plus de six hectares, avec plus de 200 locaux commerciaux, des espaces de restauration, de loisirs, de sport, de cinéma et même un circuit couvert de karting. Sa capacité annoncée dépasse 20 000 visiteurs par jour.
À ce stade, l’information doit être lue avec prudence : les retombées réelles dépendront de la fréquentation durable, du pouvoir d’achat local, de l’intégration des commerçants nationaux et de la capacité du projet à générer de l’activité hors saison. Mais l’ordre de grandeur annoncé montre une volonté de structurer des pôles commerciaux capables d’attirer des flux régionaux.
Emploi, services et diversification : l’enjeu de fond
Le projet devrait créer environ 1 500 emplois directs, selon la même source. Pour l’Algérie, l’enjeu ne se limite pas à l’ouverture d’un nouvel espace de consommation : il concerne la chaîne complète des services, de la logistique, de la maintenance, de la sécurité, de la restauration, de la formation et du tourisme intérieur.
Dans une économie qui cherche à diversifier ses moteurs de croissance, ces investissements privés peuvent jouer un rôle utile lorsqu’ils s’inscrivent dans un tissu local : fournisseurs, artisans, marques algériennes, PME de services et emploi qualifié. C’est sur cette articulation que se mesurera l’impact économique réel.
Un signal pour l’attractivité des territoires algériens
Mostaganem bénéficie d’un positionnement côtier et touristique qui peut renforcer la dimension commerciale du projet. L’ouest algérien dispose aussi d’un bassin de population important, avec des besoins croissants en infrastructures de services modernes.
Pour les observateurs économiques entre la France et l’Algérie, ce type d’annonce confirme une tendance : l’attractivité ne se joue pas uniquement dans les grands centres administratifs. Les villes régionales peuvent devenir des laboratoires de développement, à condition que l’investissement s’accompagne de gouvernance, de qualité de service et de retombées locales concrètes.
Lecture entre les deux rives
Pour la diaspora économique franco-algérienne, l’information mérite attention. Elle illustre une Algérie qui cherche à valoriser son marché intérieur, ses régions et ses capacités d’investissement privé. Elle invite aussi à regarder les opportunités avec sérieux, sans emballement ni pessimisme : les projets solides seront ceux qui combinent capital, compétences, formation et ancrage territorial.
Source principale : communiqué de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement, relayé par la presse économique algérienne le 26 juillet 2026.

