Un arrêté interministériel publié au Journal officiel vient préciser les éléments de calcul du coût de construction et du prix du logement destiné à la location-vente en Algérie. La mesure concerne notamment les demandes enregistrées en 2013 et confirme une prise en charge publique renforcée sur certains postes.
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Ce que change le texte publié
Le texte, daté du 26 mai 2026 et publié dans le Journal officiel, modifie l’arrêté du 19 juin 2017 relatif au logement destiné à la location-vente. Il fixe une mesure exceptionnelle pour les logements dont la demande a été enregistrée en 2013.
Selon les éléments communiqués, l’État prend désormais en charge 100 % des voiries et réseaux divers tertiaires, contre 72 % auparavant. Le montant pris en charge sur le coût du mètre carré passe également de 5 000 à 10 000 dinars.
Un signal pour le secteur du logement
Dans un contexte où l’accès au logement reste un sujet social et économique majeur, cette clarification vise à encadrer les coûts et à sécuriser le financement d’une partie des programmes concernés. Elle peut contribuer à donner davantage de visibilité aux opérateurs, aux administrations et aux bénéficiaires.
La mesure traduit aussi l’importance accordée aux infrastructures de raccordement et d’aménagement. Les VRD — voirie, réseaux d’eau, assainissement, électricité et connexions techniques — conditionnent la livraison effective des logements et la qualité de vie des futurs résidents.
Lecture économique
Pour l’économie algérienne, le logement demeure un levier d’activité pour le bâtiment, les matériaux, le transport, les bureaux d’études et les services locaux. Une prise en charge publique mieux définie peut limiter certaines incertitudes de coût, même si l’exécution opérationnelle restera déterminante.
La portée exacte dépendra des conventions entre les services du ministère des Finances et ceux de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Aménagement du territoire. La prudence s’impose donc : l’arrêté fixe un cadre, mais les effets concrets se mesureront dans la mise en œuvre.
Entre les deux rives
Pour la diaspora algérienne en France, ces évolutions sont suivies avec attention, car elles touchent à la fois au pouvoir d’achat, à l’investissement familial et à la confiance dans les dispositifs publics. Elles éclairent aussi la manière dont l’Algérie ajuste ses politiques d’habitat face aux contraintes budgétaires et aux attentes sociales.
Source : Journal officiel algérien et reprise par Algérie Éco.

