Par Samuel, Massinissa NASRI,
A Montpellier, le 6 avril 2026
Depuis trois ans, les plages de Sète voient leurs douches publiques fermées. Officiellement, on invoque la sécheresse ou la nécessité d’éviter les abus. Pourtant, au-delà de l’apparente mesure de bon sens, c’est toute une dynamique économique qui s’en trouve affaiblie. Les habitants locaux, qui participent à la vie économique toute l’année, sont dissuadés de rester sur place. En repartant chez eux faute de commodités, ils ne consomment plus dans les commerces environnants, privant ainsi la ville d’une clientèle régulière.
À titre de comparaison, l’Espagne, confrontée à des sécheresses encore plus marquées, n’a pas hésité à acheminer de l’eau par camions-citernes pour maintenir les douches de plage en fonction. Dans certaines zones touristiques, les autorités ont jugé prioritaire de préserver l’attractivité et l’économie locale. Cet exemple devrait nous inspirer. Sète, et plus largement les villes d’Occitanie, pourraient repenser leurs priorités. Plutôt que de priver les habitants, et par ricochet les commerçants, d’une saison touristique complète, ne serait-il pas temps de trouver des solutions alternatives ? Le débat est ouvert, et il en va du dynamisme de notre région.

